Fin d’automne en Belledonne – traversée N/S (2ème partie)

La première partie est .
La liste est .

Jour 3 : col du Sambuis – refuge de Jean Collet

Je dors assez mal malgré ma fatigue. Je n’ai pas froid, mais je n’ai pas chaud non plus. Je pense que je suis à la température confort de mon système, malgré que je n’ai pas l’impression qu’il fasse froid. :/

Avant-hier j’avais coupé la synchro temps de mon téléphone pour ne pas faire le changement d’heure, et j’avais aussi décalé la date d’une journée en arrière pour être sûr ; du coup surprise ! Il sonne avec une heure de retard ce matin. :/ Heureusement je me réveille un peu avant donc j’ai le temps de tout ranger en vitesse pour quand même voir le lever de soleil.

Le laquet à côté de mon bivouac a gelé… Donc température confort d’environ 0/-2°. En même temps, même avec une belle météo, je le cherche un peu en bivouaquant à la belle à 2500 début novembre avec ma liste estivale. :p

Le lever de soleil sur le lac de la Croix est magnifique… Je mange mon petit déj au desssu avant de monter au col. De là je vois le Rocher Blanc par lequel je voulais passer. Il est bien blanc… Échaudé par le Puy Gris de la veille, je décide de le contourner en passant par le col de l’Ile. Il est plus bas, mais au final en D+ c’est à peu près équivalent. Je passe par le refuge de la combe Madame avant d’aller me perdre sur les flanc de la montagne dans une petite forêt d’Aulnes.

Et là, surprise : j’entends des cerfs bramer, et je vois même une harde. 🙂 (pas le temps de faire de photos) Je suis un peu surpris de les entendre bramer à cette époque de l’année par contre.

Du coup, entre mes choix d’itinéraire discutables et mes observations des cerfs, je mets pas mal de temps à atteindre le pied du col. Il est très raide (45°) et herbeuse. Entre mes chaussures plates et mes bâtons sans pointe, je ne fais pas le malin. Une petite descente vers les 7 Laux plus tard, je traverse le plateau et mange au pied du col de la vache.

La montée au col est sympa, par contre la traversée après n’en finit pas. Du col de la vache ça descend tranquillement jusqu’à avant le pas de la Coche, puis c’est très valloné jusqu’au pied de la brêche de Roche fendue (mais mieux balisé que ce à quoi je m’attendais). La traversée vers le pas de la Mine n’est plus qu’une formalité (bien que j’ai failli me faire bien mal avec une pierre lisse sur laquelle j’ai posé mon pied et qui était en fait gelée) avant la descente vers Jean Collet au soleil couchant.

Au refuge il y a déjà un groupe de huit jeunes. Nous mangeons ensemble avant de jouer aux cartes jusqu’au bout de la nuit (c’est à dire 21h), puis dodo.

Brrr, nuit fraiche

Secteur du Rocher Blanc

Col de l’Ile dans l’ombre

En vrai c’est vraiment raide

Descente depuis le col de la Vache

Vue sur la brêche de la Roche fendue depuis le col de la mine de fer

Jour 4 – refuge de Jean Collet – Chamrousse Après une bonne nuit dans le refuge, voilà la dernière et courte journée. Elle commence tranquillement par la montée au lac blanc alors que le soleil se lève sur la Chartreuse et sur la brume dans la vallée.

Le lac blanc n’est qu’à moitié gelé, pas comme moi. Il fait frais à l’ombre des trois pics de Belledonne, surtout quand je longe le glacier de Freydane. La montée au col dans les cailloux laisse beaucoup de place à l’improvisation, ce qui fait que je passe sur de petites vires dont je me sors en usant de mes mains. J’aime me compliquer la tâche.

Au col, je vois très bien le chemin permettant de rejoindre la montée à la croix. Il y a quelques plaques de neige, mais ça m’a l’air de passer donc j’y vais. Ça passe. J’enchaine donc avec la montée classique à la croix, puis la longue descente jusqu’à la Pra. Je croise pas mal de monde, ça tranche avec les journées précédentes. La descente entre le névé de la grande pente et les lacs, déjà habituellement raide, est rendue très compliquée par les plaques de neige verglacées, mais sinon le chemin est bien roulant. J’arrive donc tôt à la Pra, où je mange.

La suite de la journée consiste à 2h30 tranquille jusqu’au Recoin de Chamrousse. C’est facile et roulant. Je m’y trouve un stop pour descendre jusque chez moi, c’est parfait.

Nouvelles boucles sur Chamechaude

Depuis ma dernière balade sur Chamechaude, j’ai découvert l’existence d’un nouveau passage peu connu : le pas des Arches, suivi de la rampe de l’Écureuil/pas du Lapin (ce sont les noms que j’ai conservés, mais ça varie parfois). Du coup j’y suis retourné pour les voir en vrai. Ils permettent de déboucher sur la crête nord, mais plutôt que de monter directement au sommet j’ai préféré rester à niveau pour rejoindre la Folatière et repasser par le sangle du jardin et la cheminée/canyon (qui devient mon itinéraire classique pour atteindre le sommet).

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Plateaux sud du Vercors et vire des Heures

Je suis parti deux jours dans le sud du Vercors avec deux amis qui voulaient une balade tranquille. Nous avons donc laissé la voiture à la Richardière pour monter par le pas de l’Aiguille et traverser le plateau en direction du col des Bachassons en restant majoritairement en hors-sentier.

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Petit tour sur Chamechaude

Je continue à fêter le printemps/l’été/la canicule en retournant sur Chamechaude. L’idée est simple : faire une boucle sur ce sommet si classique que certains le trouvent ennuyeux. J’hésite à en faire le tour complet, mais finalement je préfère faire plus court.

La montée se fait en passant par la Folatière, d’où on prend la sente qui part pour le sangle du Jardin. Après un bel A/R sur celui-ci, on remonte par le canyon facilement identifiable grâce au gros « DANGER » peint sur un caillou (et pourtant il est simple si personne ne balance de cailloux depuis le haut). La montée finale se fait tranquillement, et nous attendons patiemment le coucher de soleil. La descente se fait par le chemin classique.

Superbe rando peu technique mais qui initie bien à la montagne « hors des sentiers battus ».

Tour de la dent de Crolles

Des amis voulaient faire une petite rando autour de Grenoble pour voir ce que ça donnait ; j’avais envie d’aller sur la dent de Crolles pour tester les chemins de l’arche à l’aiguille puis de la vire de la face est : nous avons trouvé un arrangement. 😀

J’ai fait la vire de la face est tout seul. Globalement elle reste assez large (1m minimum), mais le vide n’est pas loin. Et surtout, le début de la vire s’est effondré sur 2m et il faut passer en s’aidant d’un câble. Ce passage est clairement plus difficile que le reste.